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Le Mékong frappé par la sécheresse, au plus bas depuis des décennies

Le Mékong est à plusieurs endroits à des plus bas depuis des décennies, une menace pour l’approvisionnement en eau, les systèmes d’irrigation et de navigation de millions de personnes vivant dans le bassin de ce fleuve d’Asie du Sud-Est, a averti vendredi un organisme régional.

Le nord de la Thaïlande, du Laos, le sud-ouest de la Chine sont surtout affectés, selon la Mekong River Commission (MRC), organisme intergouvernemental regroupant Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam et traitant des questions de pêche, agriculture, environnement, transport et débit liées au fleuve.

A plusieurs endroits du Mékong au Laos et en Thaïlande, les mesures sont encore plus basses qu’en 1993, année qui avait suivi une extrême sécheresse régionale, poursuit la MRC. Dans le sud-ouest chinois, des plus bas en 50 ans ont été enregistrés.

Le Mékong prend sa source en Chine, traverse le Laos, lui sert de frontière avec la Birmanie et la Thaïlande, avant de poursuivre son cours aux Cambodge et de se jeter dans la mer dans le sud du Vietnam.

Selon la MRC, plus de 60 millions de personnes vivant au Laos, en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam dans le bassin du Mékong dépendent du fleuve pour leur alimentation, transport, activité économique.

Pour Jeremy Bird, chef du secrétariat de la MRC, joint par téléphone au Laos, la saison des pluies a été particulièrement faible l’an dernier à Vientiane, la capitale du Laos, et a été suivie par des précipitations inférieures à la moyenne. « La pluviosité en Chine est aussi extrêmement basse ».

Selon le quotidien anglophone Bangkok Post, des ONG thaïlandaises sont aussi persuadées que les barrages construits en amont en Chine ne sont pas étrangers à la situation. La critique est récurrente dans la région.

La MRC n’a jusqu’ici reçu aucune requête officielle de la Thaïlande, affirme M. Bird. Mais si une demande survenait, la Commission serait prête à discuter avec la Chine de la possibilité de libérer des eaux des barrages, assure-t-il.
Au Cambodge, les données ne sont pas aussi alarmantes. Mais plus au nord, « les débits vont probablement continuer à diminuer pendant encore un mois », met en garde le responsable.

source: AFP

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